Déterminants de la persévérance scolaire

Quels sont les facteurs qui influencent la persévérance scolaire et la réussite éducative des jeunes?
Différents éléments influencent positivement ou négativement le parcours scolaire du jeune. Ces facteurs se teintent mutuellement, ils peuvent être de diverses natures et exercer une influence sur la totalité ou sur une partie du continuum de développement du jeune.

Cette section est pour vous aider à mieux comprendre comment nous pouvons agir directement sur les déterminants de la persévérance scolaire qui sont regroupés en 4 grands facteurs : familiaux, personnels, scolaires et sociaux. Vous pouvez télécharger les fiches au format PDF de Réunir Réussir (bouton vert) et visionnez les capsules vidéos qui les résume.

Fiche 1 – Valorisation de l’éducation et encadrement parental

La famille exerce une influence déterminante sur le développement de l’enfant. Des attitudes et des comportements parentaux tels qu’encourager son enfants dans ses études, le féliciter pour ses réalisations, lui exprimer de la tendresse, le superviser adéquatement, avoir des attentes élevées et une attitude positive vis-à-vis de l’éducation, de l’école et des tâches scolaires, être un modèle de parent-lecteur et participer à la vie de l’école ont des effets positifs sur la réussite du jeune.

Quelques pistes pour agir efficacement

  • Cibler et accompagner en priorité les parents vulnérables dans leur rôle de soutien à l’enfant
  • Améliorer les interactions entre les parents et l’école
  • Valoriser l’éducation et l’école

Fiche 2 – Autocontrôle et conduites sociales et comportementales

Le fait d’entretenir des interactions sociales positives avec les pairs et les adultes, de posséder des habiletés sociales favorables (empathie, entraide, écoute, etc.) et de maîtriser ses pulsions (autocontrôle) est lié à la réussite scolaire. Une plus grande maîtrise de soi, c’est-à-dire la capacité des jeunes à contrôler leurs comportements et leurs pulsions, est associée à un rendement plus élevé en lecture, en vocabulaire et en mathématiques, ce rendement étant reconnu comme un déterminant de la persévérance scolaire.

Quelques pistes pour agir efficacement

  • Mettre en place des ateliers de développement des habiletés sociales pour TOUS les jeunes et ce, dès la petite enfance
  • Associer les parents à toutes les démarches liées au comportement du jeune
  • Dépister systématiquement les jeunes dès leur entrée à l’école pour intervenir tôt
  • Mettre en place des mesures qui valorisent les comportements positifs et le renforcement (interventions, code de conduite, attentes plutôt que critiques, etc.)
  • Mettre en place des mesures pour inclure et intégrer ces jeunes plutôt que de les exclure (développement des compétences de résolution de situations difficiles grâce à un suivi individuel, mise à profit des forces et de l’expertise du jeune dans différentes situations, développement d’attitudes positives grâce à des activités qui correspondent à ses intérêts, etc.)
  • Proposer des activités parascolaires qui intéressent ces jeunes et qui leur permettent de se dépenser, de s’investir et de vivre des succès (sport, robotique, illustration, arts martiaux, slam, danse, etc.)

Fiche 3 – Association avec des pairs

L’adolescence est une période de la vie au cours de laquelle l’individu développe sa personnalité et affine ses intérêts. L’adolescent est ainsi perméable aux influences qu’il subit, aux images et aux modèles qui lui sont proposés. En ce sens, la fréquentation de camarades motivés par l’école conditionnera l’attitude du jeune vis-à-vis de ses études.

Quelques pistes pour agir efficacement

  • Augmenter les occasions d’interagir avec des pairs positifs
  • Offrir des activités parascolaires variées qui intéressent les jeunes, incluant le démarchage pour assurer la participation des jeunes particulièrement vulnérables
  • Assurer des activités de repérage de lieux, de moments et de situations sensibles pour intervenir rapidement en mettant en place des activités qui offriront une alternative aux jeunes identifiés lors de ce repérage
  • Assurer une collaboration positive avec la famille, malgré la distance qui se crée avec celle-ci lors de l’arrivée des jeunes au secondaire (rechercher des solutions communes, poser des actions complémentaires, miser sur les forces du jeune, etc.)
  • Établir un système de discipline positive à la maison et à l’école (attentes plutôt que critique, conséquences des actions sur les autres plutôt que punition, emphase sur les avantages, etc.)
  • Favoriser les actions concertées école-famille-communauté

Fiche 4 – Alimentation et activités physiques

Les habitudes de vie, dont l’alimentation et les activités physiques, sont fondamentales pour le développement du jeune, son bien-être, son estime de soi, son épanouissement personnel et social, ainsi que sa santé. Tous ces éléments sont intimement liés à sa réussite éducative.

Quelques pistes pour agir efficacement

  • Proposer des activités qui plaisent aux filles comme aux garçons
  • Établir des ententes avec certains organismes qui disposent d’installations et d’équipements afin d’en faciliter l’utilisation par et dans la communauté (municipalité, cégep, université, etc.)
  • Faciliter la mise en place du transport actif par l’aménagement de parcours piétonniers et cyclables sécuritaires
  • Encourager les municipalités à établir des règlements pour limiter l’installation d’établissements de restauration rapide et de publicités annonçant la malbouffe, particulièrement autour des écoles
  • Promouvoir les saines habitudes de vie à petite et à grande échelles

Fiche 5 – Tabac – alcool – drogues

L’usage abusif du tabac, de l’alcool et des drogues est parfois symptomatique d’un mal-être à l’école ou dans les sphères personnelle et familiale du jeune. Dans certains cas, pour le jeune, la consommation d’alcool et de drogues constitue une stratégie d’évitement ou de fuite des responsabilités scolaires, dont le choix de carrière. Cette consommation a également un effet néfaste sur son développement général, autant pour sa santé physique que psychologique, à une période de la vie où la maturation du corps et du cerveau n’est pas terminée. C’est aussi un facteur prédictif du décrochage scolaire, voire social.

Quelques pistes pour agir efficacement

  • Mettre en place des activités de prévention universelles intensives, particulièrement à l’école, où on peut rejoindre TOUS les jeunes
  • Mettre en place des activités de prévention ciblées avec le concours de personnels qualifiés

Fiche 6 – Conciliation études-travail

La conciliation des horaires de travail et des horaires d’étude est une réalité pour un nombre croissant de jeunes. D’un côté, travailler pendant ses études peut permettre au jeune de se familiariser avec le marché de l’emploi, de mieux définir ses aspirations scolaires et professionnelles, d’acquérir des compétences et de développer son autonomie ainsi que son sens des responsabilités. Pour certains jeunes, il s’agit par ailleurs d’une condition d’accès à des études supérieures. D’un autre côté, le cumul d’activités peut conduire les jeunes plus exposés à d’autres facteurs de risque de décrochage.

Quelques pistes pour agir efficacement

  • Valoriser l’établissement scolaire comme milieu de vie (vie étudiante, activités parascolaires, stages d’un jour, possibilités de travail rémunéré en milieu scolaire, etc.)
  • Engager le personnel responsable de l’information et de l’orientation scolaires dans des actions de conciliation études-travail (approche orientante, stages, mentorat, etc.)
  • Sensibiliser le personnel des écoles à l’importance du projet d’études du jeune lié à ses aspirations professionnelles, sans minimiser l’importance du travail rémunéré
  • Sensibiliser les parents à leur rôle d’accompagnement dans le cadre de la conciliation études-travail et les amener à assumer ce rôle (horaire des cours, temps consacré au travail scolaire, à l’emploi et aux loisirs, consommation, aspirations professionnelles, attentes envers l’école, le travail, la famille, etc.)
  • Sensibiliser les parents à l’importance de la valorisation du projet d’études de leur enfant, en allant au-delà de l’aspect financier de l’emploi étudiant
  • Accroître la responsabilité des employeurs et de la communauté comme partenaires de la réussite (souplesse des horaires de travail, adaptation de la tâche, reconnaissance du dossier scolaire des jeunes, messages de persévérance scolaire, parrainage, mentorat, etc.)
  • Offrir aux jeunes des activités de formation et de sensibilisation (gestion des priorités, gestion du temps, gestion du stress, gestion du budget et des habitudes de consommation, etc.)

Fiche 7 – Sentiment dépressif

Tout au long de son cheminement, le jeune peut être confronté à différents événements préoccupants touchant l’une ou l’autre des sphères de sa vie : échecs scolaires répétés, rupture amoureuse, rejet par les pairs, situation familiale difficile (précarité économique, divorce des parents, deuil, etc.). Selon la capacité de résilience du jeune, selon qu’il sait utiliser ou non des stratégies efficaces d’adaptation et de résolution de problèmes, ces difficultés peuvent l’amener à vivre des épisodes dépressifs plus ou moins intenses.

Quelques pistes pour agir efficacement

  • Organiser des activités de prévention universelles pour TOUS les jeunes, particulièrement auprès des adolescents
  • Organiser des activités d’interventions ciblées auprès des jeunes vulnérables en s’associant aux organismes des différents réseaux

Fiche 8 – Estime de soi

L’estime de soi est la conscience de la valeur qu’on se reconnaît dans différents domaines. Elle suppose une reconnaissance tant de ses forces que de ses difficultés et de ses limites personnelles. C’est à travers l’interaction avec ses parents, ses camarades, ses enseignants ou tout autre adulte significatif que le jeune prend conscience de sa valeur. Un jeune qui a foi en ses compétences et capacités n’hésitera pas à s’engager dans des activités d’apprentissage et à persévérer. Par contre, un jeune qui éprouve des difficultés, qui est confronté à l’échec et qui perd confiance en ses propres capacités peut éviter de s’engager dans les tâches scolaires dans le but de se protéger et de préserver une image positive de lui-même.

Quelques pistes pour agir efficacement

  • Accompagner les parents dans leur rôle de soutien au développement de l’estime de soi de leur enfant
  • Mettre en place des activités à l’extérieur de l’école qui favorisent le succès du jeune sur le plan scolaire

Fiche 9 – Rendement scolaire en lecture, écriture et mathématiques

Le rendement en lecture, en écriture et en mathématiques est un autre déterminant de la persévérance scolaire. L’Enquête longitudinale auprès des jeunes en transition révèle que les décrocheurs avaient obtenu des notes plus faibles que les diplômés, notamment en ce qui concerne leur capacité de comprendre, d’utiliser et d’analyser des textes écrits. Or, la lecture et l’écriture sont nécessaires à l’apprentissage de toutes les matières, y compris les mathématiques. Le fait d’éprouver des difficultés en lecture et en écriture n’est pas sans conséquence sur le rendement du jeune dans toutes les matières ainsi que sur la poursuite de ses études. Par ailleurs, la réussite des cours et des épreuves de français et de mathématiques est une condition inscrite dans le régime pédagogique québécois pour l’obtention d’un diplôme d’études secondaires.

Quelques pistes pour agir efficacement

  • Instaurer des programmes d’éveil à la lecture et à l’écriture dans les garderie et les centres de la petite enfance
  • Mobiliser la famille et la communauté pour mettre en place des activités de littératie, de numératie et de soutien académique

Fiche 10 – Motivation et engagement

Les élèves motivés par les apprentissages à réaliser à l’école s’engagent naturellement dans les activités et les tâches qui leurs sont proposées en classe. Ils participent de façon active aux cours (prise de notes et de parole, participation aux travaux d’équipe, etc.), effectuent les travaux et les devoirs demandés par les enseignants, consacrent du temps à la réalisation des activités d’apprentissage et fournissent des efforts en quantité et de qualité suffisantes pour réussir. Cet investissement est nécessaire pour apprendre, réussir et se qualifier. Or, les élèves peu motivés ont tendance à adopter des comportements incompatibles avec l’apprentissage et la réussite à l’école, comme la passivité, le peu d’efforts et le travail bâclé, ce qui peut compromettre la poursuite de leurs études.

Quelques pistes pour agir efficacement

  • Mettre en place des activités d’accompagnement des parents dans leur rôle de soutien à la motivation du jeune
  • Assurer un dépistage et un soutien scolaire et communautaire portant sur la motivation des jeunes

Fiche 11 – Aspirations scolaires et professionnelles

Les aspirations scolaires et professionnelles des jeunes conditionnent étroitement leur persévérance scolaire. Les élèves ayant un projet scolaire et professionnel bien défini trouvent la motivation nécessaire pour persévérer dans leurs études. La définition d’un projet est souvent liée à la perception qu’ils ont de leurs habiletés cognitives (facilité d’apprendre, satisfaction à l’égard de leurs résultats scolaires, se considérer aussi intelligent que les autres, etc.), aux efforts qu’ils fournissent, aux antécédents scolaires (succès ou échecs) et à la scolarité de leurs parents. Les élèves n’ayant pas de projet scolaire et professionnel précis sont plus à risque de changer de programme ou d’abandonner leurs études.

Quelques pistes pour agir efficacement

  • Mettre en place des activités d’accompagnement des parents dans leur rôle de soutien au développement et à la poursuite des aspirations scolaires et professionnelles des jeunes
  • Mettre en place des activités de mentorat et d’accompagnement jeunes-adultes (tutorat, mentorat, jumelage, parrainage, compagnonnage, etc.)
  • Mettre en place des activités pour les jeunes vulnérables

Fiche 12 – Relation maître-élèves

L’enseignant est un adulte significatif pour le jeune, au même titre que ses parents. La qualité de la relation entre l’enseignant et l’élève exerce ainsi une influence prépondérante sur la réussite scolaire de ce dernier, influence parfois sous-estimée par l’enseignant lui-même. L’activité intellectuelle de l’apprentissage nécessite un minimum de sécurité et de bien-être auxquels l’enseignant peut contribuer par des interactions chaleureuses et positives. L’enseignant a un impact majeur sur la perception qu’ont les élèves de leurs compétences, de leur engagement scolaire, de leur appréciation de la valeur des matières scolaires, de leurs attentes en matière de succès, ainsi que de leur rendement scolaire.

Quelques pistes pour agir efficacement

  • Faire en sorte que le personnel enseignant établisse avec ses élèves des relations supportantes et chaleureuses dès l’entrée à l’école, particulièrement en milieu défavorisé, en sensibilisant toute l’équipe-école à cette réalité
  • Développer des modèles de discipline positifs qui maintiennent des attentes élevées pour tous les jeunes
  • Mettre en place des activités qui permettent d’augmenter le temps de qualité que passent ensemble les élèves, les enseignants et le personnel scolaire (activités parascolaires, mentorat, engagement communautaire ou tutorat avec les enseignants, groupes stables, etc.)
  • Étendre le réseau d’adultes disponibles en mesure de soutenir et d’accompagner les jeunes

Fiche 13 – Pratiques pédagogiques et éducatives

Puisque l’obtention d’un diplôme passe par l’acquisition de connaissances et la réussite dans certaines matières scolaires, la façon de transmettre ces connaissances joue aussi un rôle dans la persévérance scolaire des jeunes. Les pratiques pédagogiques et éducatives de l’enseignant auront un effet sur l’intérêt général de l’élève pour la matière enseignée, et plus largement, sur son appréciation de l’expérience de l’apprentissage.

Quelques pistes pour agir efficacement

  • Mettre en place des initiatives pour attirer et conserver des enseignants compétents
  • Favoriser l’attitude positive des parents et de la communauté à l’égard de la profession d’enseignant, des personnes œuvrant dans l’école et en particulier des enseignants de leur enfant (présence à l’école, participation aux rencontres et aux activités, interventions scolaires, etc.)

Fiche 14 – Pratiques de gestion

L’école est-elle adaptée à la composition sociale et aux caractéristiques de son milieu ? Par exemple, porte-t-elle attention à la concentration d’élèves issus de secteurs défavorisés au sein des classes ? Si elle se trouve dans un bassin mieux nanti, offre-t-elle une expérience adaptée à des élèves arrivant à l’école avec un plus grand bagage de connaissances et d’expériences diversifiées ? Quelles sont les pratiques d’accompagnement des jeunes dans leur cheminement scolaire et vocationnel ? Les communications entre l’école, les familles et la communauté sont-elles favorisées, bidirectionnelles et efficaces ? Quel soutien est offert aux enseignants ? Le travail en équipe des différents intervenants côtoyant les jeunes est-il valorisé ? L’importance accordée par les gestionnaires à l’enjeu de la persévérance scolaire et au suivi de la réussite des jeunes se reflètera dans les structures organisationnelles et les pratiques éducatives déployées. La qualité et la pertinence des mesures aura une incidence sur la diplomation.

Quelques pistes pour agir efficacement

  • Recruter les meilleurs leaders possible et développer le leadership des gestionnaires actuels pour la fonction de direction d’établissement
  • Établir un climat de réussite à tous les égards dans l’école (respect, attentes élevées, soutien, cohérence, collaboration, stabilité du personnel, solidarité, environnement sécuritaire, etc.)
  • Favoriser la collaboration et la participation des familles (rencontres, événements, comités, instances décisionnelles, etc.)
  • Favoriser les partenariats avec la communauté pour le bien des jeunes (dépistage, activités parascolaires, organismes de soutien aux familles ou aux jeunes, etc.)
  • Sensibiliser les parents à l’importance qu’ils accordent à la fréquentation de l’école et à la valeur du personnel dans la réussite du jeune (soutenir l’école plutôt que la critiquer, parler de l’école positivement en tout temps, soutenir le jeune dans ses tâches scolaires, devenir complice de l’enseignant, montrer sa confiance envers l’école, etc.)

Fiche 15 – Soutien aux élèves en difficulté

La capacité pour une école d’intervenir auprès d’un jeune susceptible de décrocher a de l’importance dans le cadre de la prévention du décrochage scolaire. Un jeune laissé à lui-même pour résoudre les problèmes qu’il vit, qu’ils soient d’ordre scolaire, familial ou social, sera plus à risque de décrocher. Plus tôt il sera accompagné, meilleurs seront les résultats. Une concertation et une continuité entre les services de garde, l’école primaire et l’école secondaire permettront d’identifier les élèves cumulant des facteurs de risque et faciliteront autant les interventions.
que les transitions.

Quelques pistes pour agir efficacement

  • Mettre en place des mécanismes de dépistage et d’intervention
  • Mettre en place des modèles d’organisation qui prévoient à la fois des mesures universelles, ciblées et personnalisées
  • Favoriser un climat propice à la réussite et aux apprentissages à l’école
  • Développer une collaboration étroite avec la famille
  • Établir des espaces de collaboration avec les partenaires de la communauté

Fiche 16 – Climat scolaire

En additionnant les cours, les activités parascolaires et le flânage, les jeunes passent en moyenne plus d’une trentaine d’heures par semaine entre les murs de leur école. Elle est leur principal milieu de vie, là où se trouvent leurs amis, où ils vivront des succès et des échecs et où ils seront confrontés à différentes réalités. L’école est un microcosme de la société où l’on retrouve parfois des problématiques (violence, intimidation, etc.), mais aussi des phénomènes de solidarité, de travail autour de projets communs, etc.

Quelques pistes pour agir efficacement

  • Développer et entretenir des relations harmonieuses entre les personnes de l’école et de la communauté
  • S’assurer de la qualité de l’enseignement et des apprentissages
  • Assurer un climat de sécurité et de justice dans l’école et autour de l’école, tant sur les plans physique que matériel et psychologique
  • Offrir un environnement physique propre, attrayant et agréable, ainsi que du matériel adéquat aux jeunes et aux membres de la communauté qui fréquentent l’école
  • Développer le sentiment d’appartenance des jeunes et de la communauté envers leur école (événements, tournois, activités sociales, etc.)

Fiche 17 – Quartier de résidence et voisinage

Selon l’Agence de la santé et des services sociaux de Montréal, l’enfant est influencé par ses pairs et a tendance à les imiter et à se conformer aux caractéristiques du voisinage. En d’autres termes, les jeunes vivant au sein d’une même communauté seraient enclins à adopter les modèles de comportement de leur entourage immédiat, qu’ils soient positifs ou négatifs. Ce déterminant est évidemment intimement lié au contexte socioculturel et socioéconomique.

Quelques pistes pour agir efficacement

  • Mettre en place des activités favorisant l’intégration des familles à la vie du quartier
  • Organiser des initiatives scolaires ou en service de garde auxquelles participent les familles et les organismes de la communauté
  • Organiser des activités pour faciliter les différentes transitions des jeunes du quartier dans leurs parcours scolaire et personnel
  • Mettre en place un système de démarchage pour rejoindre les familles plus difficiles à atteindre ou pour identifier les nouvelles familles (chaîne de voisins, réseaux d’entraide, etc.)
  • Mettre en place des activités de stimulation parents-enfants (éveil à la lecture et à l’écriture, motricité fine, bricolage, etc.)

Fiche 18 – Ressources du milieu

Différentes ressources périphériques au milieu scolaire existent dans les quartiers pour soutenir les jeunes et leur famille : services sociaux, Centres de la petite enfance, Centres jeunesse, Carrefours jeunesse-emploi, ressources en santé, bibliothèques, infrastructures sportives, intervenants communautaires, etc. L’accès à ces services peut s’avérer problématique pour les jeunes et les familles, par exemple en raison de l’éloignement géographique, de la disponibilité des places, ou encore de la répartition des ressources sur le territoire. La concertation entre les services et la définition de leur rôle respectif dans la prévention de l’abandon scolaire représentent également un enjeu de taille.

Quelques pistes pour agir efficacement

  • Assurer l’élaboration de planifications stratégiques régionales-locales dans toutes les régions et sur tous les territoires du Québec de façon à offrir un meilleur accès et une meilleure continuité des services « du berceau à la fin du secondaire »
  • Offrir des ressources pour accompagner les parents de milieux défavorisés dans leur rôle d’encadrement scolaire, en collaboration avec l’école (littératie, éveil à la lecture et à l’écriture, aide aux devoirs, développement de compétences sociales, sens de l’effort, conciliation études-travail, etc.)
  • Sensibiliser les employeurs du quartier à l’importance de l’éducation pour les jeunes de la communauté
  • Mettre en place des services pour développer les aspirations scolaires et professionnelles des jeunes et de leurs parents, particulièrement ceux vivant en milieu défavorisé (valorisation, orientation, attentes élevées, etc.)
  • S’assurer que le jeune vulnérable évolue dans un milieu de vie sain et sécuritaire, exempt de violence et de négligence (services de soutien à la famille, suivi avec l’école, etc.)